Norma Miller, la légende vivante du swing

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C’est bien connu, les follows doivent toujours avoir un demi-temps de retard sur les leads (histoire de ne pas anticiper !). Mais là, clairement c’est davantage une partition entière qu’un demi-temps. Et pour cause, près d’une semaine après le 8 Mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Je vous propose un petit article sur la grande Norma Miller.

 

Comment présenter cette grande dame du swing et du show sans être dithyrambique ? Elle est une des dernières légendes vivantes de l’ère du swing. Elle va fêter ses 100 ans le 2 décembre 2019 (une collecte pour l’aider dans ses frais médicaux est actuellement en cours).

Surnommée “the Queen of Swing », Norma Miller commence la danse très jeune en trainant aux alentours du Savoy Ballroom. Elle s’y fait repérer par « Twist Mouth George ». Elle n’a alors que 12 ans.

Trois ans plus tard elle gagne le Harvest Moon Ball avec son partenaire de danse du lycée. Il n’en faut pas plus à Herbert « Whitey » White pour l’intégrer à sa troupe, les fameux Whitey’s Lindy Hoppers. A 15 ans, elle est la plus jeune de l’équipe.

Commence alors pour elle une vie de spectacles. Tournées en Europe, aux Etats-Unis, tournages de films (comme “A day at the races”, dont je vous ai déjà parlé ici), la « Queen of Swing » ne s’arrête pas. La cuisinière de folie dans la si connue scène d’Hellzapoppin, c’est elle !

 

Après la Deuxième Guerre Mondiale, alors que Frankie Manning devient salarié des postes et Al & Leon tentent de faire revivre le swing, Norma continue sa route de performeuse, chorégraphe, danseuse. Artiste aux multiples facettes, la Queen of swing crée sa compagnie de danse et y intègre notamment le fils de Frankie Manning, Charles « Chazz » Young. Elle collabore avec Count Basie et Cab Calloway et participe à de nombreux projets afin de faire vivre le Lindy hop et répandre la joie du swing.

 

La grande dame du swing est l’invitée spéciale du Herräng dance camp, le plus gros rassemblement de danseurs swing du monde, comme l’avait été Dawn Hampton (dont je vous ai parlé ici), lors de son vivant. Une occasion unique de voir en chair et en os la légende du swing au féminin mais surtout d’entendre ses anecdotes, son franc-parler et son humour.

 

Pour aller plus loin, les livres de la Reine du swing :

Swingin at the Savoy

Stompin at the Savoy

Swing, Baby swing ! et… entre autres….

L’interview réalisée par notre bien-aimée Latasha Barnes

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